Hero

Rêver… selon Jean-Pierre Charbonneau

Au pied levé, en l’absence de Réjean Parent (ex-président de la CSQ) pour cause de maladie, Jean-Pierre Charbonneau a accepté l’invitation du comité national des hommes de l’AREQ de réfléchir à voix haute sur notre thème Rêver encore. Il a privilégié la formule de l’entrevue virtuelle à partir de questions formulées par des membres du comité. C’est un homme enjoué et intense que nous avons eu le plaisir de rencontrer.

D’entrée de jeu, Jean-Pierre Charbonneau soutient qu’il est possible de rêver à la retraite comme à n’importe quel âge, ajoutant toutefois que le rêve, ce n’est pas nécessairement la réalité. Pour lui, le rêve se manifeste de plusieurs façons. Rêver, c’est pouvoir se projeter dans l’avenir ou ailleurs. Il n’y a rien d’impossible dans un rêve. C’est un désir à réaliser, une façon de s’évader ou une occasion de fantasmer. On peut être malade et encore rêver : le rêve devient ainsi un lieu de refuge.

Le rêve peut aussi être lié à l’épanouissement de sa personne : vouloir développer plus de conscience et de connaissances, viser une sérénité intérieure pour éviter d’être tourmenté par ses désirs ou des rêves irréalistes. En fait, un rêve irréaliste est une utopie. Rappelons-nous, dit-il, que les sociétés ont souvent besoin d’une utopie pour évoluer. On peut rêver à un monde solidaire et équitable, mais, pour cela, il faut s’impliquer, être consciencieux et engagé. Et reconnaître qu’on ne peut pas rêver à tout et atteindre tout : si l’on veut être heureux, il faut rêver avec réalisme. D’où le fait qu’il faille avoir du courage et de la discipline pour réaliser ses rêves.

Au terme de cette rencontre pendant laquelle nous avons, d’une certaine façon, obligé M.Charbonneau à se livrer spontanément, sans détour, nous avons découvert un homme pas du tout en retrait de la réflexion et de l’engagement, même s’il est maintenant devenu un homme âgé, qui nous invite à continuer à devenir de meilleures personnes, solidaires, disponibles, engagées, à l’écoute et heureux de contribuer à faire avancer les membres de notre société.

Selon lui, devenir âgé permet d’apprécier ce que l’on a fait, ce que l’on vit, ce que l’on fait pour les gens autour de soi en visant une sorte de paix intérieure nous invitant à plus de tendresse entre les hommes et les femmes. Et surtout, d’apprendre à se pardonner…

Pour prolonger nos rêves selon Jean-Pierre Charbonneau, découvrez quelques références suggérées sur le site de l’AREQ (section Comité des hommes).

Merci, M. Charbonneau !

Rêver, c’est pouvoir se projeter dans l’avenir ou ailleurs.

À lire aussi